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3 févr. 2008

Avantage ?


Oscar Pistorius changeant de prothèses (photo XX)



L'athlète sud-africain Oscar Pistorius se voit refuser de concourir avec les valides, aux Jeux Olympiques de Pékin.

La raison invoquée par la fédération internationale d'athlétisme (I.A.A.F.) est qu'il court à l'aide de deux prothèses en fibre de carbone, qui remplacent ses jambes.

Ces prothèses constitueraient un avantage sur les coureurs dotés de membres naturels, d'après l'I.AA.F.


Sa performance de l'été 2007 (arrivé 2è aux 400 m de la Golden League) à Rome aura sans doute inquiété les autres sportifs, mécontents de voir arriver ce concurrent inattendu.



Oscar enfant (photo AP)


La controverse paraît d'autant plus ridicule qu'il n'y a aucune preuve de cet avantage.
Par ailleurs, on ne connaît pas les critères de comparaison avec les autres athlètes.


Une chose est sûre, c'est qu'il lui aura fallu probablement infiniment plus de courage et d'endurance pour en arriver à la compétition internationale, malgré l'absence de tibia et de péroné.


Et combien de milliers d'heures de recherches et de tests avec les ingénieurs et techniciens qui ont mis au point ces prothèses extraordinaires ? Combien de chutes, de douleurs, d'échecs surmontés ?

Et combien de minutes et de dollars, pour se procurer quelques centilitres de produit dopant quand on a deux jambes en parfaite forme ?


Est-ce si insupportable de voir un sportif handicapé rivaliser honorablement avec des valides ?
Oscar Pistorius au départ de course (Photo Guizmodo)

L
es coureurs Paralympiques le reconnaitront-ils encore comme un des leurs ?

La constance, l'effort et l'ambition, seront-ils récompensés par une double exclusion ?


"Je pense que ce combat n'est pas seulement important pour moi, mais pour tout l'athlétisme. Il est important d'aller de l'avant pour tous les autres athlètes handicapés qui veulent concourir aux côtés des valides et de faire sauter les clivages et les barrières", a déclaré l'athlète.

J'ai l'impression que c'est ce qu'on lui pardonne difficilement : vouloir faire sauter les barrières. C'est contraire à l'adage protectionniste "chacun chez soi et les vaches seront bien gardées".



2 commentaires:

Madame Yoyo a dit…

Cette participation, il la voulait, c'était pour lui le but de son travail et de son technicien depuis longtemps. Mais il est vrai aussi que l'autoriser, autoriserait toutes une série d'autres personnes qui sont "assistés". C'est un vrai dileme pour les responsables. Moi je suis pour une participation, à partir du moment où les performances et les temps atteignent ceux des valides, ce qui eétait le cas. Donc, oui c'est dommage, et c'est nullement un avantage, car il a fallut pour cet athlète se battre pour arriver à son niveau, la prothèse n'explique pas tout.
Merci de ton passga chez moi, si tu permets, je vais me ballader un peu chez toi, il y fait bon.

Bête à part a dit…

Oui je comprends le dilemme aussi.

Si on pousse un peu le raisonnement de l'I.A.A.F., il faudrait exclure tous les athlètes dotés de broches ou rotules artificielles suite à des accidents.

Sans ces prothèses, ils ne pourraient pas courir. Pistorius, sans ses prothèses, ne peut pas marcher du tout.

Merci de ta visite active Mme Yoyo. Tu es la bienvenue quand tu voudras. Les commentaires permettent de ne pas être dans le monologue, mais d'échanger. J'en suis à ta rubrique "Quand je serais SDF" : quel humour ! Je me régale à te lire.