Bonjour à vous qui passez par là. Merci de votre visite. Laissez-moi un petit commentaire, ça fait toujours plaisir.

29 mai 2009

Jeux de mots de métiers

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ans la rue commerçante, il s'en passe de drôles...


Un pâtissier s'est fait une religieuse en un éclair.


Le coiffeur se barbe à force de couper les cheveux en quatre.


Le cafetier a servi un demi à un jeune mousse.


Le poissonnier fait le maquereau avec une morue.


Le croque-mort a enterré sa vie de garçon en buvant une bière.


Le viticulteur prend de la bouteille et demande qu'on lui lâche la grappe.


Le plombier a pris la fuite en fumant un joint.


Le menuisier a attrapé la gueule de bois en abusant du buffet.


Le charcutier a épousé un boudin, quelle andouille !


Le boucher s'est mordu la langue en taillant une bavette.


Le boulanger s'est fait rouler dans la farine, il est dans le pétrin.


L'épicier a pris une amende en passant à l'orange.


L'avocat s'est trouvé bec dans l'eau en défendant une cruche.


Le vétérinaire a un chat dans la gorge et une fièvre de cheval.


Le bûcheron est resté sous le charme en écoutant Dutronc.


Le couturier a choisi de monter un col plutôt que de traverser la Manche.


Le cordonnier s'est fendu le cuir chevelu sur une route en lacets.


Le pharmacien a passé ses vacances au lac Satif, il s'est emmerdé.


L'électricien a été déclaré positif alors qu'il était neutre.


L'horloger n'a plus une minute à lui depuis qu'il a perdu la grande aiguille.


Le bijoutier a lâché une perle dans une rivière de diamants.


Le sculpteur a coulé un bronze dans un moule à plâtre.


Le cuisinier fait sa sauce tartare très tôt le matin.


Le volailler court après les poules et y laisse des plumes.


Le relieur s’est retranché dans la marge du livre.



Et le facteur, légèrement timbré, prend tout à la lettre !





Lorsqu'en France il pleut "des cordes",
en Angleterre, il pleut "des chiens et des chats".


Le langage populaire en images
Les expressions idiomatiques françaises et leurs équivalents anglais

Les expressions françaises décortiquées et expliquées



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27 mai 2009

Le lycanthrope des villes

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« L'homme est un loup pour l'homme », disait Plaute (255-184 av. J.C.). Il est aussi parfois un chien pour lui-même et ses semblables, quand il se conduit comme ces canidés des villes qui ne cherchent qu'à poser leur crotte, et aboient sur tous les passants.


La pudeur est absente d'un crâne de chien. Les notions d'hygiène aussi.

Certains hommes se métamorphosent en canidés lorsqu'il leur prend une envie pressante et naturelle. Ils pissent contre la première paroi rencontrée : arbre, palissade de chantier, mur, roue de voiture, réverbère ou barrière quelconque. Quand on n'a pas appris à retenir ses besoins naturels, on ne résiste pas à l'envie de marquer le territoire de ses phéromones et de ses bactéries personnelles simultanément.


Comment lutter contre le lycanthrope des villes ?


On peut, tout d'abord, aboyer. Pour lui montrer qu'on a reconnu à quelle engeance il appartient. Cela peut être assez amusant et peut suffire à décourager les plus timides, surtout lorsque le territoire est un abribus, et qu'une palanquée de voyageurs assiste à la scène.


Pour le passant mal élevé qui confond votre barrière avec une pissotière, l'usage du tuyau d'arrosage est assez efficace. Le lycanthrope des villes reconnaîtra cette irrépressible envie d'arroser, dont il se targue pour justifier sa conduite.


Enfin, face au récidiviste invétéré, ancré dans sa maladie thérianthropique, il faut aller au contact. Mais, rassurez-vous, rien de bien méchant. C'est à la portée des plus faibles d'entre nous. Il suffit de s'approcher de la bête qui nous tourne le dos à ce moment, et de lui imprimer une poussée brève mais ferme dans le dos. S'il a l'air féroce, on peut rester à distance en utilisant une arme telle la canne de marche ou le parapluie.



(Photo Wyzdor, impasse de la pisse,

Rennes, avril 2008. Sous licence Creative Commons)


Ses mains étant occupées par un précieux fardeau, il lui faut une fraction de seconde pour décider de la conduite à tenir. Soit il lâche son pénis pour lancer les bras en avant et éviter la chute, au risque d'arroser ses pieds, soit il protège son anatomie (l'instinct reste souvent le plus fort) et se retrouve avec une belle bosse au milieu de front.


Espérons que cette recette simple persuadera nombre d'entre nous d'engager la lutte contre le lycanthrope des villes qui pourrit le moindre recoin de nos cités, tant il est vrai, comme l'a montré Pavlov, que le canidé soumis à un conditionnement particulier adopte à la longue une conduite adaptée au but recherché.


Lieu-dit Pisse-en-l'ai,r à La Réunion, où jaillit une cascade.

(photo http://difjean.club.fr/Voyages/Reunion/Notes.html)


Lycanthrope : humain partiellement ou totalement transformé en loup dans les légendes et le folklore, plus connu en français sous le nom de loup-garou. De façon plus générale, la lycanthropie est la transformation d'un humain en animal, désignée aussi sous le nom de thérianthropie. (source Wikipédia)


Le mythe du loup-garou

L'expérience de Pavlov





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26 mai 2009

Aventures auxiliaires

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La belle Arieth m'a envoyé ce poème qui n'est pas de son cru, mais aurait pu.


Avoir et Être

Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,

Ma mère m'enseigna les mystères

Du verbe être et du verbe avoir.



Parmi mes meilleurs auxiliaires,

Il est deux verbes originaux.

Avoir et Être étaient deux frères

Que j'ai connus dès le berceau.



Bien qu'opposés de caractère,

On pouvait les croire jumeaux

Tant leur histoire est singulière.

Mais ces deux frères étaient rivaux.


Ce qu'Avoir aurait voulu être,

Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,

Le verbe Être s'est fait avoir.



Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque,

Souffrait beaucoup dans son ego.


Pendant qu'Être apprenait à lire

Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire,

Avoir apprenait à compter.



Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,

Pendant qu'Être, un peu dans la lune,

S'était laissé déposséder.



Avoir était ostentatoire

Lorsqu'il se montrait généreux,

Être en revanche, et c'est notoire,

Est bien souvent présomptueux.


Avoir voyage en classe Affaires.

Il met tous ses titres à l'abri.

Alors qu'Être est plus débonnaire,

Il ne gardera rien pour lui.



Sa richesse est toute intérieure,

Ce sont les choses de l'esprit.

Le verbe Être est tout en pudeur

Et sa noblesse est à ce prix.


Un jour à force de chimères

Pour parvenir à un accord,

Entre verbes ça peut se faire,

Ils conjuguèrent leurs efforts.



Et pour ne pas perdre la face

Au milieu des mots rassemblés,

Ils se sont réparti les tâches

Pour enfin se réconcilier.


Le verbe Avoir a besoin d'Être

Parce qu'être, c'est exister.

Le verbe Être a besoin d'avoirs

Pour enrichir ses bons côtés.


Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,

Nos deux frères inséparables

Ont pu être et avoir été.





"Une petite école primaire perdue au fin fond de l'Auvergne ; une de ces classes uniques où se côtoient, de la maternelle au CM2, tous les enfants du même village; un instituteur dont l'attention et la patience n'ont d'égales que la sérénité et la passion de l'enseignement… Tels sont les principaux ingrédients de ce film documentaire de Nicolas Philibert, Être et Avoir. (...) les explosions de joies et les fous rires, issus de la drôlerie naturelle des enfants, alternent avec quelques passages d'extrême émotion. Au final, on se passionne très vite pour ces petits comme pour ce film splendide, frais et tonique, aussi enrichissant que divertissant, qui fera regretter à bon nombre les heureux moments d'intimité et d'insouciance de l'école primaire.
--Frédéric Thorens
"

en DVD sur Amazon.com


Pour apprendre à conjuguer le Français en s'amusant :
ortholud.com
cyberprof
123cours.com (cours en vidéo gratuits).



12 mai 2009

C'est le printemps

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Je présente mes excuses à tous ceux qui viennent musarder sur ce blog de temps en temps.

Quelques petits problèmes personnels m'ont éloignée pendant plusieurs mois.

Alors, pour renouer avec vous, je voudrais vous parler de la vie.



Un bébé hérisson pèse entre 90 et 150 g


On parle beaucoup ces temps-ci de montrer plus d'indulgence envers les automobilistes qui ne dépassent les limitations de vitesse que de 5 km/h.



Quelle indulgence montrent-ils, eux, envers la VIE ?




Il ne faut pas lui donner le biberon en le laissant sur le dos,
il pourrait s'étouffer.



C'est la saison des nouveaux-nés, pensons à eux, à la vie, pas seulement la nôtre, mais celle qui nous entoure.

Mon frère m'a envoyé ces photos que je m'empresse de partager avec vous.



Il naît couvert de poils. Les aiguilles apparaissent
dans les heures qui suivent la naissance.




Même s'il se met en boule pour se protéger,
il est extrêmement vulnérable.
Son pire ennemi est le véhicule à moteur qui fonce sur les routes.



"Ce serait dommage d'écraser ça" m'a-t-il dit...

Merci à toutes celles et ceux qui m'ont envoyé des petits commentaires et messages sympas pendant mon "hibernation", ces petits mots, bien que je n'y aie pas répondu, m'ont fait chaud au coeur.

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14 févr. 2009

Une île

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Lilypad, la cité marine mi-aquatique mi-terrestre,
voguant au fil des courants ou restant à proximité des côtes.


Je pense à une chanson de Serge Lama qui dit :


"Une île, entre le ciel et l'eau...
Une île, comme une cible d'or...
Ce serait là, face à la mer immense..."



L'île imaginée par Vincent Callebaut, architecte belge, est une île flottante.
Pas un de ces délicieux desserts à la crème anglaise. Non, ce serait une vraie ville flottante, construite autour d'un lagon. Les réfugiés climatiques seront - nous serons - peut-être nombreux dans quelques années.

C'est une belle idée que cette ville autosuffisante et insubmersible, pouvant abriter 50.000 personnes, et les moyens de les faire vivre, en harmonie avec la nature.


Cependant, pour des pillards, tels les châteaux-forts des temps anciens, ce serait une cible de choix. Et d'où viendra la matière première pour sa construction : les fibres de polyester ? Surtout si l'on pense que la pétrochimie aura bien décliné avec la raréfaction des ressources pétrolières.




Mais c'est tout de même une belle idée. Au sens propre comme au figuré.




Les Observeurs : Cité marine pour les réfugiés climatiques

Le projet sur le site de Vincent Callebaut



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31 janv. 2009

Attendre le dégel

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Souvent, on m'a fait cette réflexion peu obligeante, lorsque je rêvassais ou tardais trop au goût des autres : "Alors, tu attends le dégel ?"



Aujourd'hui, je peux dire que oui, je l'ai attendu ce dégel. Pour pouvoir sortir sans tomber au premier pas dehors.



Les canards, eux aussi, sont contents que se soit formé un petit cercle sans glace.



On dirait presque que c'est le printemps, à cause du reflet de ciel bleu.

Image trompeuse, comme celle de quelqu'un perdu dans ses pensées. Qui semble attendre le dégel. Les contemplatifs sont incompris de ceux qui barbottent en permanence. Bouger, même s'ils ne savent pas pourquoi, leur donne l'impression d'agir, mais ne fait que les étourdir.