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27 mai 2009

Le lycanthrope des villes



« L'homme est un loup pour l'homme », disait Plaute (255-184 av. J.C.). Il est aussi parfois un chien pour lui-même et ses semblables, quand il se conduit comme ces canidés des villes qui ne cherchent qu'à poser leur crotte, et aboient sur tous les passants.


La pudeur est absente d'un crâne de chien. Les notions d'hygiène aussi.

Certains hommes se métamorphosent en canidés lorsqu'il leur prend une envie pressante et naturelle. Ils pissent contre la première paroi rencontrée : arbre, palissade de chantier, mur, roue de voiture, réverbère ou barrière quelconque. Quand on n'a pas appris à retenir ses besoins naturels, on ne résiste pas à l'envie de marquer le territoire de ses phéromones et de ses bactéries personnelles simultanément.


Comment lutter contre le lycanthrope des villes ?


On peut, tout d'abord, aboyer. Pour lui montrer qu'on a reconnu à quelle engeance il appartient. Cela peut être assez amusant et peut suffire à décourager les plus timides, surtout lorsque le territoire est un abribus, et qu'une palanquée de voyageurs assiste à la scène.


Pour le passant mal élevé qui confond votre barrière avec une pissotière, l'usage du tuyau d'arrosage est assez efficace. Le lycanthrope des villes reconnaîtra cette irrépressible envie d'arroser, dont il se targue pour justifier sa conduite.


Enfin, face au récidiviste invétéré, ancré dans sa maladie thérianthropique, il faut aller au contact. Mais, rassurez-vous, rien de bien méchant. C'est à la portée des plus faibles d'entre nous. Il suffit de s'approcher de la bête qui nous tourne le dos à ce moment, et de lui imprimer une poussée brève mais ferme dans le dos. S'il a l'air féroce, on peut rester à distance en utilisant une arme telle la canne de marche ou le parapluie.



(Photo Wyzdor, impasse de la pisse,

Rennes, avril 2008. Sous licence Creative Commons)


Ses mains étant occupées par un précieux fardeau, il lui faut une fraction de seconde pour décider de la conduite à tenir. Soit il lâche son pénis pour lancer les bras en avant et éviter la chute, au risque d'arroser ses pieds, soit il protège son anatomie (l'instinct reste souvent le plus fort) et se retrouve avec une belle bosse au milieu de front.


Espérons que cette recette simple persuadera nombre d'entre nous d'engager la lutte contre le lycanthrope des villes qui pourrit le moindre recoin de nos cités, tant il est vrai, comme l'a montré Pavlov, que le canidé soumis à un conditionnement particulier adopte à la longue une conduite adaptée au but recherché.


Lieu-dit Pisse-en-l'ai,r à La Réunion, où jaillit une cascade.

(photo http://difjean.club.fr/Voyages/Reunion/Notes.html)


Lycanthrope : humain partiellement ou totalement transformé en loup dans les légendes et le folklore, plus connu en français sous le nom de loup-garou. De façon plus générale, la lycanthropie est la transformation d'un humain en animal, désignée aussi sous le nom de thérianthropie. (source Wikipédia)


Le mythe du loup-garou

L'expérience de Pavlov





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5 commentaires:

Tinky a dit…

Les chiens, on leur apprend le caniveau. Quid des hommes ?
J'ai une idée franchement sadique à mettre à la mode pour que les gens voient leurs murs et angles épargnés par les pisseurs fous :
Mettre sur le mur ou au pied de celui-ci, un fil métallique de clôture électrique ou un grillage électrifié, relié à une batterie de 6 volts, comme pour les clôtures champêtres, celles qui retiennent les vaches...
Evidemment, coller, sur le mur ou la porte, un panneau préventif, similaires à ceux qu'on utilise pour signaler que la maison est sous surveillance, par exemple, en stipulant que toute urine canine ou humaine est RIGOUREUSEMENT INTERDITE contre ce mur sous peine d'électrification !!! Là, on serait en pleine expérience pavlovienne, et les mâles mal éduqués du coup n'oseront plus pisser, craignant quelque légitime et cruelle secousse en représailles... je devrais présenter ça au concours Lépine, moi...
Tinky, qui est tout aussi écoeurée que toi par ce manque de savoir-vivre !
PS, le phénomène empuantit aussi le métro... A quand une électrification des couloirs et recoins ?

Bab a dit…

Tinky,
Je te laisse la responsabilité d'une aussi cruelle punition. Pour le concours Lépine, je crois qu'il est majoritairement noyauté par des hommes. Je doute que ton idée leur plaise...
Hélas ou heureusement, l'autodéfense est réprimée dans notre législation, autant que les délits contre lesquels elle s'applique.
Si tu mettais ton idée à exécution, ne la revendique pas. Elle ne serait pas considérée comme de la légitime défense. ;-))

Idir a dit…

Comme je suis d'un tempérament pessimiste et que je rie rarement, tes histoires m'ont fait marrer. En voici une qui me vient à l'esprit "A son toubib qui lui recommandait un régime stricte sans sel, le cycliste répondit d'accord mais pas de vélo sans selle si possible".
Comme j'ai placé quelques unes de mes photos un peu partout à la maison, mon fils m'a fait remarquer que j'étais entrain de marquer mon territoire. Cette boutade me renvoie à tes loups-garous qui lèvent la patte n'importe où, moi j'ai levé les mains pour suspendre mes portraits, à chacun sa méthode.
Pour l'histoire du hérisson, je ne peux pas la raconter car elle est très pointue et la SPA pourrait se mettre à mes trousses. Merci Bab et mes excuses si j'ai étélong. Bonsoir.

Bab a dit…

Bonsoir Idir,

Si tu marques ton territoire, au moins tu le fais de manière uniquement visuelle. C'est déjà beaucoup plus pacifique :-))

Promis, je ne dirai rien à la SPA si tu nous racontes l'histoire du hérisson. Maintenant ma curiosité est piquée. J'ai envie de la connaître.

Ma soeur m'a raconté qu'un gars un peu dépressif avait fini par accepter de partir quelques jours à la campagne pour se remettre. Au téléphone, ses amis s'inquiètent de sa santé : "Alors ? Tu vas mieux au milieu de la verdure et du calme ?"

"Oh non, répond le gars, je vais rentrer à Paris, ici je pleure tous les jours. Au bord des routes, il y a plein de hérissons écrasés."
A bientôt.

Anonyme a dit…

oh! j'ai honte de t'envoyer ça mais les pisseurs sur les fleurs et dans les jardins des zotres, j'aime pas ça et puis voilà c'est tout! bizzzzz Arieth

"Une petite vieille avançait dans la rue en traînant deux grands sacs-poubelles, un dans chaque main.
L'un des sacs était troué et, de temps en temps, un billet de 10 euros s'en échappait et tombait dans la rue.
En voyant cela, un policier l'arrête et lui dit :
« Madame, Madame, il y a des billets de 10 euros qui tombent de ce sac !
Merci de m'en aviser, dit la petite vieille. Il faut que je retourne récupérer ces billets. Encore merci !
Un instant, pas si vite, fait le policier. D'où sortez-vous tout cet argent ? L'avez-vous volé ?
Oh non ! répond la petite vieille. Voilà : le terrain qui est derrière chez moi sert de stationnement au stade de foot et chaque fois qu'on joue et que les spectateurs veulent faire pipi avant d'entrer ou en sortant du stade, ils s'arrêtent devant les arbustes qui bordent ma maison et ils pissent sur les fleurs que j'ai semées.
Alors, je me planque derrière les arbustes avec une grande paire de ciseaux et chaque fois que quelqu'un sort son instrument pour pisser, je lui dis :
Donne-moi 10 euros ou je te la coupe !
C'est pas une mauvaise idée, ça, dit le policier. Alors, bonne chance ! Mais ... dites-moi qu'y a-t-il dans l'autre sac ?

Ah ben ! répond la vieille, vous savez, ils ne paient pas tous !"