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2 févr. 2008

Eloignement





Il y a longtemps que nous nous sommes vus,

Ensemble, combien de godets n'avons-nous pas bus ?

Viens à la maison. Et, comme autrefois, refaisons le monde.


Ton fils, ta vie là-bas, les amis qui téléphonent

pendant que nous mangeons. Nous en parlons.

Mais plus du tout de nos rêves, de nos convictions,

politiques, spirituelles. Et l'amitié, et Dieu dans tout ça ?

Où est cette ancienne intimité qui nous tenait de longues nuits éveillés ?


J'ai senti comme une distance. D'abord, tu es arrivé avec un beau bouquet de fleurs. Pourquoi n'ai-je pas apprécié ce présent à sa juste valeur ? Avant, tu aurais débarqué en retard, rigolard, confus mais pas vraiment. De furieux et affamés cinq minutes plus tôt, devant ton naturel et ta joyeuse simplicité, heureux riions.


Et tu nous aurais raconté la biture de la veille, avec Machine et Machin. Et comment tu allais bientôt tout envoyer balader pour refaire ta vie quelque part ou ailleurs.

Et le calumet de notre amitié circulait entre tous les présents. Sauf moi, qui n'ai jamais aimé cette fumée.


Et puis tu m'as complimenté pour ma cuisine, comme si tu étais en visite chez des gens bien qu'il faut flatter. C'est rare, j'aurais dû apprécier. Après le café, le calva de 15 ans que nous avions gardé, l'atmosphère se détendait un peu.


Et c'est moi qui ai commis la bévue. J'en ai parlé. Je n'aurais pas dû. D'autres fois, lors de rencontres éclair, je l'avais déjà senti. Ce sujet était devenu interdit. Mais jamais tu ne l'aurais dit, jamais tu n'as su refuser, t'affirmer, risquer de faire de la peine, dire non à des amis. Tu n'as rien dit. Tu t'es fermé et nous n'avons plus parlé que de vagues banalités.


C'est ma faute. J'aurais pu éviter. Qu'importe ce que je pense et ce que je veux. C'est partager avec toi dont j'avais envie. Mais c'est trop tard, j'ai tout gâché. Nos retrouvailles n'auront plus la magie des précédentes. Celles qui nous permettaient de faire mentir le dicton : « Loin des yeux, loin du coeur », celles où renaissaient intactes nos complicités.


Je suis triste et sans doute responsable de notre éloignement. Pardonne-moi, Dimitri mon ami.



1 commentaire:

Marie a dit…

Bonjour Bab,

Merci pour le commentaire sur mon blog. Bien sûr, vous pouvez utiliser le texte qui vous a plu, d'autant qu'il est publié à beaucoup d'endroits, et j'ignore même le nom de son auteur.
Bonne continuation!
Crocki